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Un bagne sans femmes

En librairie en octobre 2017 :

COUV BAGNE

Première signature : Maison de la presse de Rostrenen le samedi 21 octobre 2017 de 10h à12h30, puis au festival du livre de Carhaix le dimanche 29 octobre toute la journée au stand Montagnes Noires.

 

Interview exclusive de Jean Kergrist

 

Q- Ça parle de quoi ce dernier bouquin intitulé « Un bagne sans femmes » que vous publiez ce mois d’octobre aux éditions Montagne Noires, vendu dans toutes les librairies au prix de 15€ ?

JK- Une suite de 20 nouvelles écrites sur une dizaine d’années.

Q- Pourquoi ce titre ?

JK- C’est celui de la première nouvelle.

Q- Et la dernière ?

JK- « Cent femmes : le bagne ». Elle complète le tableau.

Q- Pourquoi cette obsession du bagne ?

JK- On traîne tous nos boulets. Notre vieille peau, notre solitude, nos conneries, nos échecs, nos illusions. Plutôt que de chialer, autant rentabiliser tout ça. De quoi se marrer dans les grandes largeurs et peut-être faire marrer les autres.

Q- Vous surfez sur le succès de votre bouquin sur les bagnards de Glomel ?

JK- J’en ai vendu 21.000. Mes droits d’auteur, bouquin et film, m’ont permis de retaper mes toitures.

Q- Vous espérez refaire le coup ?

JK- Je vis de mon clavier. J’ai une dernière toiture à retaper.

Q- Ce sont des histoires autobiographiques ?

JK- Pas que. L’écriture me permet d’explorer ailleurs.

Q- C’est à dire ?

JK- Du côté des philosophes, des curés, des profs, des avocats, des théâtreux, des retraités, des psys, des jardiniers, des fermiers, des chômeurs, des obsédés, des saints, des saintes nitouches, des masseuses, des pochtrons, des notaires, des notables et des notoriétés.

Q- De quoi vous mélanger un peu les pédales.

JK – Et surtout de me payer plusieurs vies.

Q- Pas satisfait de la vôtre ?

JK- À moitié seulement.

Q- Pourquoi être édité en province ?

JK- Mes 3 premiers bouquins l’étaient à Paris.

Q- Pourquoi cette marche arrière ?

JK- Marche avant plutôt. Paris est trop loin. Les TGV toujours en panne. Faut passer son temps à courir les médias. Les bouquins finissent souvent au pilon. Trop de monde dans la course à l’échalote.

Q- Jamais un bouquin pilonné ?

JK- Jamais.

Q- Vous en êtes à combien de bouquins édités ?

JK- 22, comme mon département d’origine. Comme v’la les flics ! J’ai un peu de mal à compter car je n’ai que 20 doigts… plus un.

Q- Le plus important. Je crois qu’il est beaucoup question de lui dans ce dernier bouquin.

JK- J’ai décidé de me mettre à poil.

Q- Vous pensez doper les ventes ?

JK- Si vous voulez me traiter de pute, allez-y.

Q- Vous faites des signatures en librairies, des salons du livre ?

JK- Le trottoir ? Le moins possible, ça me fait flipper.

Q- Des lectures  publiques ?

JK- J’adore. Je viens chez vous quand vous voulez. Sans aucune obligation d’achat.

 

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