bandeau.fw

Docus et films

Meurtre à Saint Malo

Récemment sur France 3, un thriller de Lionel Bailliu

avec Louise MONOT ET Bruno SOLO

Et, dans le rôle de traducteur spécialisé en moyen breton tardif, Jean Kergrist 

traducteur

photo du tournage en décembre 2012 à Saint Malo

 

 

Échos de tournage -1

"Qui a tué Poulain Corbion ?"

Scénario et Réalisation : Jean Kergrist
Genre : docu-fiction historique de 52 minutes
Coproduction : VO Poductions et Ci-Ter 

Recherche d'archives : 2008-20012
Travail sur le scénario et repérages : année 2011
Début du tournage : octobre 2011
Scènes de reconstitution historique :
juillet 2012 à mai 2013
Montage : été 2013
Sortie : automne 2013  

cf ausi à propos de Poulain-Corbion la rubrique livres

QUELQUES DATES DE PROJECTIONS GRATUITES EN AVANT-PREMIÈRES :
-Vendredi 8 novembre 2013, 20h salle des Augustins (près de la MJC) Lamballe
-Vendredi 15 novembre 2013, 20h Centre d’Action Culturelle de Moncontour
-Vendredi 29 novembre 2013, 20h amphithéâtre du Lycée Renan à Saint-Brieuc
-Vendredi 6 décembre 2013, 20h salle de la Com de Com Manoir du Lou à Dolo (22)
-Vendredi 13 décembre 2013, 20h salle de la Com de Com Manoir du Lou à Dolo (22)
-Mardi 14 Janvier, 20h, Taol Kurun, Quimperlé (29)
-Mardi 4 février 2014, 20h salle le Rochonen, Quintin (22)
-Vendredi 21 février, 20h30, Centre multimédia, Rostrenen (22)
-Mercredi 30 avril, 20h30, salle du lac, Glomel (22)
-Samedi 17 mai, 17h, café-librairie, Braspart (29)

Le film est aussi programmé au festival "Rendez-vous de l'histoire" de Blois, du 9 au 12 octobre 2014.
Présidence : Jean-Noël Jeanneney. Thème 2014 : "Les rebelles".

article du Télégramme
article du Télégramme après la projection à Saint-Brieuc

Voir également un reportage avec interview du réalisateur sur armortv


Une réaction après la première projection à Lamballe le 8 novembre 2013 :


Jean,
...J'ai retrouvé là ce que j'aime par dessus tout chez toi : ta conviction, ta façon bien à toi de nous raconter une petite histoire qui éclaire la grande (Histoire) et qui éclaire aussi ce que nous sommes et notre rapport au monde, la neutralité et surtout la beauté du regard que tu portes sur ceux que tu interroges, et ceux que tu convoques au tribunal de l'Histoire.....et ta profonde honneteté aussi.
Contrairement à ce qui t'a été reproché - à tort - je trouve que tu as illustré parfaitement une conception voltairienne à laquelle j'adhère volontiers : donner la parole à différents interlocuteurs et les entendre sur ce qu'ils ont à dire d'un évènement qui a marqué notre ville (en exprimant de fortes divergences le cas échéant) me semble tellement plus riche de sens, tellement plus courageux et tellement plus intéressant pour tout le monde que de défendre un point de vue pro domo, qui n'aurait pas apporté grand chose sauf à conforter quelques petits maitres de chapelle dans leurs convictions déplacées....Et ce que j'apprécie aussi est que tu montres par ton exigence du débat démocratique, toute la valeur ajoutée que cela apporte non seulement à l'organisation de  ton scénario sur les circonstances de la mort de Poulain-Corbion, mais sur débats que l'on peut tenir entre nous aujourd'hui encore, et sur notre capacité à débattre démocratiquement, en faisant avancer des idées et non des idéologies...

Je ne sais pas si je suis très clair dans ce que je t'écris....Mais j'ai aimé ton film, j'espère le revoir, le revoir avec mes enfants, et leur donner à voir un instant d'histoire qui est aussi leur histoire.
Guillaume Hamon


LES CONDITIONS ET LIEUX DE TOURNAGE :
    Les premières scènes ont été tournées il y a deux ans (octobre 2011). 26 acteurs, intervenants et techniciens ont participé à un tournage dont le coût total s’élève à 25 000 €. Les images ont été tournées à Saint-Brieuc (bibliothèque, archives, musée, places et rues), Plédéliac (Ferme d’Antan), Moncontour (musée), Bréhand (manoir Boishardy, manoir de Ville-Louët, mémorial Boishardy), l’Hermitage Lorge (château), Dolo (salle de la Communauté de communes). Le film a été monté dans les locaux de VO Productions à Dolo.
    Un soutien financier (total de 9 000 €) lui a été apporté par la Région Bretagne, les mairies de Saint-Brieuc et Lamballe, les Communautés de communes de Moncontour et d’Arguenon-Hunaudaye.

PETITE NOTE PRÉLIMINAIRE
    Suite à une polémique aussi mesquine que laborieuse, lancée avant même la parution de mon ouvrage en librairie, par une association briochine doutant, sans aucune preuve, de mes convictions républicaines et préjugeant de mes intentions (cf plusieurs articles sur les pages « livres » et « coups de gueule » de ce site), polémique ensuite orchestrée par un Conseiller Général 22 (note 1), ce film n’a pas obtenu les financements cinéma du département 22, ni ceux de la Région Bretagne (note 2), ni ceux de l'Agglo briochine, collectivités pourtant toutes étroitement concernées par cette histoire. Ils imaginaient sans doute que, sans moyens, je me verrais contraint de renoncer au film. Censure déguisée ?

    Dans la foulée, France 3 s’est désistée et l’aide du CNC (Centre National du Cinéma), qui prend en charge 50% du coût de la production en cas de diffuseur national, nous a filé sous le nez. Le budget initial de ce docu-fiction de 52 minutes était de 150.000 €. Suite à cette polémique, il s’est finalement rétréci à un petit 9.000 €, avec pour conséquence la suppression de nombreuses scènes de fiction ainsi que du budget com.

    Toutefois, à l'arrivée, ce film, tourné avec des caméras Haute Définition, reste de belle facture. Acteurs et techniciens (26 au total) ont tous été payés et défrayés au tarif syndical. VO productions a mis ses moyens techniques à disposition (caméras, table de montage, monteur…) et moi-même, scénariste et réalisateur du film (ainsi qu’interprète d’un des rôles), ai travaillé bénévolement pendant deux ans à l'écriture, repérage, tournage, montage et à la post-production, sans même me faire rembourser mes frais de déplacement. Quant on ajoute ces contributions diverses (VO et JK) on arrive à un coût total estimé d'environ 25.000€

    Tout les élus ne sont cependant pas à mettre dans le même sac : merci, pour leur soutien actif, aux mairies de Saint Brieuc et Lamballe, aux communautés de communes de Moncontour et Arguenon-Hunaudaye. La Région Bretagne nous a finalement et généreusement accordé une aide symbolique de 1.500 € sur une ligne budgétaire annexe.
    Grâce à ces partenaires, une page étonnante, et toujours controversée, de l’histoire de Bretagne, ainsi que ses conséquences actuelles (débat sur l'antagonisme supposé entre régionalisme et droits universels de l'homme et du citoyen), ont enfin pu être évoquées.


- note 1 - Lors du vote en conseil municipal, les élus de son groupe politique (PS) se sont spectaculairement désolidarisés de ses propos outranciers en votant la subvention de la ville de Saint-Brieuc à la réalisation du film.

- note 2 - Les élus n'ayant pas le temps de lire les scénarios, se mettent à l'abri
de commissions dites « d’experts »... en fait désignés par eux ! 
                          JK 25 septembre 2013

    Si vous voulez organiser une projection publique (en salle, café, MJC, école, Université, UTL...), le film est désormais disponible. N'hésitez pas à me contacter au 06 81 87 59 82. Je dispose du matériel de projection et vous pouvez déjà télécharger l'affiche
...et aussi visionner, en 1 minute 50 sur Dailymotion, la bande annonce du film

Pour les salles de cinéma  professionnelles un fichier DCP est fourni.
 

 Le dossier de presse du film à télécharger ici


TOURNAGE DU 30 MAI 2013 À DOLO
penthievre

 

    Le capitaine d'artillerie Denbrine (Ghislain Lemaitre, photo de gauche ci-dessous) témoigne devant la commission du juge Cartel (Julien Simon), assisté d'un secrétaire sans-culotte (photo de droite)

Capitaine denbrineDenbrine, véritable héros républicain de la nuit tragique, a caché la clef de la poudrière dans un trou au pied de son lit de camp. Il va "mener en bateau" les chouans toute la nuit sans leur révéler sa cache.juge Cartel

Cette reconstitution de l'audition de la commission Cartel s'est déroulé à Dolo, dans l'amphi de la Communauté de Commune d'Arguenon-Hunaudaye, partenaire du projet.

autres témoignages reconstitués pour les besoins du film :
-Marie Pouhaër (Agathe Bosch)
-Julien Guyot, garde national (Laurent Voiturin)
-Jean Madec, maréchal ferrant (Lors Jouin)
-Bretange, maître de musique (Xavier Bouget)
-Laurent, loueur de chevaux (Gérard Gouarin)

Figurants (secrétaire et gardes) : Hervé Daniel, Pierrick Guillou et Jean-Jacques Guillou 

(photos Jacques Boutbien)

équipe technique : Bertrand Oliviéro (image), Charles-Hubert Morin (éclairage), Pierre-Marie Carsin (son), Anne Binois (maquillage), Xavier Bouget (habillage)

***

Au poste de garde de la place de la Liberté, lposte de gardees chouans retiennent leurs prisonniers, dont Poulain-Corbion (debout au fond à gauche : Goulven Bouget)

    Carfort (à droite de dos au premier plan, Régis Calvez) revient de la prison. Il est très contrarié de ne pouvoir mettre la main sur les boulets, avec lesquels il espérait défoncer la porte de la prison et libérer les prisonniers. Il a bien un canon, mais il lui est impossible de mettre la main sur la clef de la poudrière (située dans une tour de la cathédrale) afin d'y récupérer les boulets.

 

    Rolland, dit "Justice", (à gauche au premier plan Laurent Marguet) a reconnu, parmis les prisonniers républicains de la nuit, Poulain Corbion, l'ancien juge du Tribunal de commerce, qu'il traite de "Fichu Gredin", au témoignage du loueur de chevaux Laurent (Gérard Gouarin, allongé contre le mur), également enfermé au poste de garde.

 

Carfort, qui connait bien ce juge, devenu Commissaire du Directoire de la ville, lui reproche ses achats de biens nationaux et, imaginant qu'il sait où se trouve la clef de la poudrière, propose à Rolland de faire un exemple en le conduisant place de la Liberté pour le passer par les armes. 

S'il a bien été reconnu par les chouans et exécuté en représailles, Poulain-Corbion, contrairement à la légende, non seulement n'avait pas la clef de la poudrière, mais avait fait publier la veille, par crieur public, une bannie demendant aux gardes nationaux et à tous les habitants de ne pas sortir des maisons après 10h du soir. Drôle de manière de défendre la ville !

***

article Télégramme

mairie

Tournage à la Ferme d'Antan de Plédéliac les 5 et 6 juillet 2012.

(à droite : l'article du Télégramme)

Le maire de Trébry (Mathieu Baudet à gauche) enregistre l'acte de décès du chouan Carfort, sur déclaration faite en mairie le 21 janvier 1847 par François Hernio, marin (Christophe Duffay) et Jacques Basset, laboureur (Guillaume Vincent).

Debout : Bertrand Oliviéro, cadreur et Pierre Marie Carsin (preneur de son)

à gauche : on aperçoit les mains efficaces de Charles Hubert Morin, éclairagiste de l'équipe.

sabrina


(photos Mme Hermange)







Sabrina Gouebier (maquilleuse) préparant au tournage Christophe Duffay, interprète du rôle de François Hernio, marin de 37 ans, voisin de Carfort au village de Beauvais en Trébry.

registre

Madame Hermange, adjointe au maire de Trébry, présente le registre des décès de la commune, où figure l'acte authentique de décès du chouan Jean-François le Nepvou de Carfort (21/01/1847).

fermeÀ la ferme d'Antan de Plédéliac :

La dernière nuit du chouan de Carfort. Il se confie à ses deux voisins du village de Beauvais en Trébry, jeunes marin et laboureur. Son récit constitue le fil conducteur du film.

Carfort (interprété par Jean Kergrist) raconte l'attaque de la prison de Port Brieuc, en octobre 1799, et le meurtre de Poulain-Corbion, une "bavure" non programmée, pour laquelle, avant de mourir, il exprime ses regrets sincères.

(Au premier plan à droite : Charles Hubert Morin, éclairagiste)

photo : Charlène, animatrice, qui, avec Klervi, de la Ferme d'antan, nous ont fait bel accueil.

Lorge

   

Au château de Lorge l'Hermitage 

(22/03/12)

Repérage interview d'un des historiens, Guy de Sallier Dupin, qui raconte comment les Chouans, décrochant de Saint-Brieuc après la libération de tous les prisonniers, sont poursuivis par les Républicains et rattrapés alors qu'ils faisaient halte au château

(à la caméra Bertrand Oliviéro, à la prise de son Pierre-Marie Carsin)

***

Cérémonie

À l'angle de la cathédrale de Saint-Brieuc, fin octobre 2011 
Cérémonie annuelle  de l'association républicaine Poulain-Corbion
tous les derniers vendredi d'octobre
devant la plaque évoquant le meurtre de Poulain-Corbion par les Chouans.
(repérage pour le "teaser" du film)

***

le scénario est tiré de l'ouvrage portant le même titre :

couverture P-Corbion

    Fin janvier 1847, un « laboureur », Jacques Basset, et un marin, François Hernio, viennent en voisins et amis dans une longère de Beauvais, en Trébry (22), visiter l’ancien chef chouan Jean-François Le Nepvou de Carfort, 73 ans, affaibli et bientôt à l’agonie. Ils passent une dernière nuit à ses côtés, écoutant le récit des exploits de la chouannerie bretonne, qu’ils semblent d’ailleurs connaître par cœur, comme si Carfort le leur avait raconté mille fois. Ils donnent du « Général » à celui qui n’était que Lieutenant-Colonel. 

 

    Le récit du meurtre de Boishardy (1795) et de  l’attaque de Port Brieuc (1799) débute autour du feu, puis d’une table, de trois verres et d’un pichet de vin, puis se déplace vers le lit (Carfort se sent de plus en plus faible). La voix de Carfort devient le fil conducteur de toutes les scènes du film. 

 

    À la fin, on le retrouve sur son lit de mort et ses deux amis signent d’une croix (aucun des deux ne sait lire) son acte de décès en mairie de Trébry. Cet acte authentique, toujours conservé dans cette mairie, clôture le film. 

 

    Trois interviews contradictoires d'historiens contemporains viennent émailler le récit du chef chouan. Les évocations historiques seront tournées à l'automne avec des comédiens... si les aides cinématographiques à la réalisation sont accordées !

 

 


 

 

Échos de tournage - 2

"Les bagnards du canal de Nantes à Brest"


Réalisation : Pierre Mathiote
Scénario : Jean Kergrist et Pierre Mathiote
Genre : docu-fiction de 52 minutes
Coproduction : Cinergie Productions, France 3 Ouest,  France 3 national
http://www.cinergie-productions.fr/
Début du tournage : septembre 2008
Diffusion à l'antenne : 28 novembre 2009 à 15h25 sur FR3 Ouest (9 départements)
et début 2010 sur FR3 national (date exacte à préciser)

Photos : Pierre Mathiote, Mathieu Pélicart, Thierry Jeandot, Jean Kergrist

helicam


8 août 2009 : La prise la plus compliquée.
L'hélicam (petit hélicoptère avec caméra télécommandée située dans une bulle) vient de décoller pour filmer l'entrée de la tranchée.
L'image est prévue au générique de début et de fin du film.

Il a fallu renoncer au cinébulle (caméra sur mongolfière) prévu au départ, à l'image beaucoup plus stable, car les vents, sur plusieurs mois, ne sont jamais tombés à moins de 10 kmh (condition d'utilisation du cinébulle).

Avec l'hélicam, il a fallu s'y prendre aussi à plusieurs fois :
-l'hélico ne montait pas assez haut. Il a fallu tout arrêter pour commander et installer un moteur plus puissant.
-puis l'hélico, suite à une panne moteur, est tombé à l'eau. Il a fallu le démonter pièce à pièce pour le faire sécher. Heureusement, cette fois là, la caméra n'était pas à bord.



pierre30 et 31 mars 2009

Dernières prises de vues au Camp de Glomel


Jean Jacques Le Bozec, en tournant son champ pour y semer le maïs, percute de sa charrue une énorme pierre.
Elle correspond à l'endroit précis où se trouvaient les cuisines du camp, au centre du grand rectangle (90 x 54 mètres).

On enlève la pierre (photo).
Sous la pierre, une multitude d'objet : porcelaine, briques réfractaires, ustensiles divers... 


objets



On improvise un camp de fouille.

Une équipe, avec détecteur de métal, continue à prospecter le champ. Une autre creuse à l'emplacement de la grosse pierre (sous la tente).

On en ramènera de nombreux clous de charpentier -pas étonnant : l'ingénieur Lecor, pour construire le camp, avait fait venir de Brest, début 1823, des charpentiers de marine- ainsi que divers objets métalliques, dont un boulet et une pièce de monnaie de l'époque.





LUNDI 15/12/2008

archives Reprise du tournage aux archives départementales 22. 


Le "cinéjib", sorte de grue à contrepoids sur laquelle s'installe le cadreur, est mis en place sur le travelling. La préparation du plan demande plusieurs heures. Il en restera 20 secondes à l'écran.

(à gauche de la photo : Virginie Shneider, chef lumière)




Ce dispositif permet, sans changer de plan, de cadrer au plus resserré sur la signature d'un des protagoniste de l'histoire -en l'occurrence, il s'agit d'une lettre de Lecor, l'ingénieur départemental des ponts et chaussées de l'époque- tout en élargissant -zoom arrière-  en passant par dessus les rayons des archives, jusqu'à la vision de la salle des archives dans son ensemble.
Dans le film la prise sera montée à l'envers : du plan d'ensemble à la signature de Lecor. De cette manière la netteté est plus facile à obtenir sur le plan serré.


MARDI 30/09/08
richer1 kerficel













Tournage autour de Pontivy.
-Ile des recollets, au bord du canal. (photo de droite)
-Hauteur de Kerficel (commune de Malguenac). Derrière le champ de Maïs on devine la ville de Pontivy. (photo de gauche) À l'époque des faits (août 1830) le maïs ne gênait évidemment pas la vue sur Pontivy.

Philippe Richer (écharpe rouge) raconte à Jean Kergrist l'arrivée des mutins sur la ville.
À l'annonce des Trois Glorieuses (fin juillet 1830) 467 bagnards s'évadent du bagne "sans permission".
250 marchent sur Pontivy. Les Pontivyens pensent qu'ils vont mettre le feu à la ville.
Charles Beslay, l'entrepreneur (et ancêtre de Philippe Richer) prend son cheval pour les rattraper. Il réussit, par la seule force de son verbe, à les faire revenir sur Glomel.
Il monte ensuite à Paris à cheval, réclamer leur libération.
Ce qui sera obtenu 10 jours plus tard.

Philippe Richer s'est signalé à notre existence par la sortie d'un livre sur son ancêtre. Nous sommes ensuite entrés en relation amicale. Il est énarque, Conseiller d'Etat et ancien ambassadeur de France au Vietnam.


LUNDI 29/09/08
 
Au château de Ker Saint Eloy (Glomel)
Rencontre entre :
-Philippe Richer (lunettes), descendant direct de Charles Beslay, entrepreneur de la tranchée, futur doyen de la Commune de Paris en 1871
-et Le vicomte De Saisy, descendant direct du maire royaliste de Glomel en 1830.
dans la salle du château -autrefois la mairie- où se rencontraient leurs ancêtres, l'un républicain convaincu, l'autre royaliste acharné. La courtoisie est de rigueur. Le décor n'a pas changé d'un iota en deux siècles.

Accroupi : Pierre Mathiote, le réalisateur.
saisysaisy1

rostrenen
archivesR








à l'extérieur une équipe filme la montée dans les escaliers de la Cité administr. 

MERCREDI 24/08/09

clocher
Aux archives de Rostrenen : J.K. tourne les pages du registre des décès de l'année 1826 : les condamnés et gendarmes décèdent en masse "suite de fièvre intermittente".

À l'époque personne ne comprend ce mal étrange. En fait il s'agit du paludisme.

le chercheur français Alphonse Laveran
ne découvrira l'agent transmetteur -le moustique- qu'en 1878.



camionFr3Août 1830 (après les 3 Glorieuses) : le drapeau tricolore flotte sur le clocher de Glomel. 467 condamnés s'évadent du bagne !
(Au "Cinéjib" : Marie Fauvel)

drapeau photos Pierre Mathiote
                                                                                        jungle

Patrick Soquier dans la jungle glomelloise

maquette


Une maquette à l'emplacement où jadis fut implanté le camp

archives

Le Missionnaire

Un premier film bien déjanté

Tourné en Bretagne en 1983, le film (1heure 03, couleur, bilingue) est aujourd'hui numérisé et disponible en DVD (cf la rubrique "La boutique").

Le thème : un missionnaire hirsute débarque sur le continent breton, logo du Crédit Agricole au cou, afin d'y convertir les indigènes. Il traîne derrière lui un énorme corbillard lui servant de roulotte. On apprend peu à peu qu'une mission secrète lui est aussi assignée : capturer un breton vivant  pour le musée de sa congréation. Mais à quoi reconnaître un breton ?


On a le plaisir de retrouver, autour de Jean Kergrist (le Missionnaire) et Gwénaël Hamon (le petit breton) :

-les comédiens de Folle Pensée (Roland Fichet, Annie Lucas, Julien Simon, Hugues Charbonneau, Daniel Joffre...)
-Glenmor, jouant son propre rôle de barde, accroché aux branches d'un hêtre.
-Y-F Kémener interprêtant une complainte du Barzaz Breizh
-Le groupe Kornog, les Diaouled ar menez, la chorale Jef le Penvern
-Une troupe de bonnes soeurs à cheval...

La belle Dahut, fille du roi Gradlon (Annie Lucas), essaye d'attirer le Missionnaire, prenant ainsi sa revanche sur un autre missionnaire (St Korentin) qui, jadis, l'avait engloutie.

(photo Dany Hamon)

 "Au travers de cette fable poétique et loufoque, Jean Kergrist parvient à transmettre ses valeurs et ses idées politiques, avec un humour et un dynamisme qui détonnent."  Nolwenn et Maria Blanchard, La Bretagne au cinéma, édtions Riveneuve, 2015